Atelier de musique improvisée

Cet atelier permet, par le biais d’une pratique collective d’aborder les fondements de la musique improvisée. Bien que cette approche musicale soit généralisée dans le monde du jazz, elle peut très bien être aussi utilisée dans le rock. Au cours de l’étude de partition et morceau de musique en tout genre, nous apprendrons à réinterpréter et revisiter l’écriture musicale. Tous les instruments peuvent faire partie de cet atelier sans exception à condition de posséder d’un minimum de maitrise instrumentale : les instruments à vent, cuivre, corde, percussion…
Cet atelier propose une bonne alternative au cursus classique proposé par les écoles de musique et permet de se préparer à l’autonomie du jeu instrumental en groupe.Atelier musique 2.0

Durant vos 3 années de scolarité au sein du lycée vous pouvez suivre une
séance d’une ou deux heure chaque semaine le mercredi après-midi de 13h20 à 15h. L’encadrement est réalisé par Jérôme REDLER guitariste.

Le contenu pédagogique garde une progression traditionnelle de cette approche musicale

– Apprentissage de la tonalité
– Connaissance des gammes
– Relation gamme/harmonie
– Étude rythmique
– Technique d’expression instrumentale
– Recherche d’autonomie dans le jeu musical

Le travail réalisé sera présenté en fin d’année lors d’un concert public.

musique

De façon à illustrer le travail réalisé dans cet atelier vous pouvez lire ce texte de Jean-Christophe Kaufmann, guitariste, formateur et fin pédagogue :

« Une partition d’un standard de jazz est plutôt un aide-mémoire, une carte codée, qui permet au musicien imprégné de « culture » jazz, de développer, d’interpréter, d’harmoniser et d’orchestrer à volonté, d’une part le texte et d’autre part l’improvisation qui s’y rapporte.
Cette sorte d’encodage s’exprime dans une compression de signes, il en résulte une partition, qui, selon un angle plus classique, apparait comme étant minimaliste :
– la mélodie est simplifiée rythmiquement, toute broderie est absente,
– l’harmonie est réduite à un chiffrage bien plus succinct qu’une basse chiffrée par exemple,
– les indications de nuances, tempo, structures, modes de jeux, etc. sont la plupart du temps inexistantes.
Mais cette “réduction” apparente a une raison d’être essentielle : elle permet un déploiement maximum des capacités de traduction du musicien. Il devient interprète dans un sens très noble. La partition est alors un pré-texte et le jazzman un re-compositeur.
L’oralité de la tradition jazzistique, l’expérience personnelle prennent ici tous leurs sens et s’avèrent indispensables. […]
On peut interpréter avec un minimum de technique et improviser assez rapidement, pour peu que certains modes de jeux, une attitude d’ouverture et un état d’esprit où se mêle risque et équilibre soient présents …  »